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Les élections sont l'occasion de programmes pour réformer la France et lui faire faire des économies. Si l'exercice réformateur et économe est imposé, on peut suggérer une économie raisonnable qui soulagerait les territoires départementaux de quelques coûts sociaux, et la nation de la rémunération de fonctionnaires mal utilisés. La France peut en effet éviter de laisser sa justice et quelques uns de ses bras armés détourner des aides sociales, ou de nourrir des dispositifs coûteux en libérant les enfants retirés à leurs parents pour des motifs parfois infondés et parfois seulement pour cause ou des suites de revenus faibles ou jugés insuffisants.

Acte I : une mère victime d'un SAEMO obsessionnel et d'une UDAF malhonnête

Ce blog a déjà évoqué le placement brutal des deux frères de Jérémie. Une mère vit modestement de quelques allocations familiales, d'une aide au logement -allant entièrement à un bailleur privé, d'un soupçon de RSA et de pensions alimentaires dues par les deux géniteurs des trois enfants. Cette femme est d'abord victime de l'acharnement d'une salariée du Service d'Action Educative en Milieu Ouvert (SAEMO) REALISE de Lunéville, qui fantasme sur la reconstitution du couple géniteur puis ensuite plus modestement sur la reconstruction du rôle du père dont celui-ci ne veut pas. Cet acharnement et son insuccès donnent petit à petit ses fruits. En mars 2016, une juge pour enfant du tribunal de grande instance de Nancy contraint cette mère à accepter une "Mesure Judiciaire d’Aide à la Gestion du Budget Familial". C'est-à-dire que cette juge trouve que cette mère ne gère pas convenablement ses allocations et aides sociales pour le bien de ses enfants. L'union départementale des associations familiales (UDAF54) est alors mandatée pour gérer les allocations familiales de cette mère. Effectivement, l'UDAF 54 peut s'enorgueillir d'avoir détourné 457,59 des 2 037,59 euros de prestations sociales dues à cette mère rien que pour les quatre premiers mois de 2017, soit environ le quart. L'UDAF prétend régler, sans le prouver, des contraventions que la mère ne reconnaît pas (un autre conducteur conduisait la voiture). On se rappellera que l'UDAF est censée gérer les allocations pour rétablir leur destination au bénéfice des enfants, quand les parents n'en sont plus capables. Les allocations ont une vocation qui semble exclure le paiement de contraventions routières. Par ailleurs, l'UDAF 54 retient les factures du fournisseur d'électricité et usurpe l'identité de l'abonnée en glissant son numéro de téléphone et son mail dans le compte client de la mère, qui n'a plus de rappel de factures. L'UDAF 54 obtient ainsi une première coupure d'électricité pour impayés en mai 2017. En revanche, l'UDAF 54 ne donne pas les 457,59 euros pour régler la facture.

Acte II : une mère et des enfants victime d'une juge pour enfant crédule ou sadique 

La justice, dans ses élans irresponsables, sur la foi des rapports du SAEMO et de l'UDAF décide en février 2017 de placer les deux enfants mineurs de cette mère au motif que la mère est trop fragile et que sa situation financière est obérée. Cette mère qui n'a pourtant pas d'impayés de loyers ni de dettes mais, comme beaucoup de foyers modestes, des retards de paiement de factures de fournitures d'énergie ou d'eau, et qui vit sous la menace explicite du placement de ses enfants par l'employée du SAEMO depuis environ trois ans, se voit finalement retirer ses deux enfants qui sont placés en foyer en février. Avec l'injonction, rédigée par la juge, de se faire soigner et d'apurer sa situation financière. Seuls les arguments sur la base des rapports du SAEMO sont retenus dans le jugement.

Acte III : des foyers et leurs travailleurs sociaux qui quémandent

Des rendez-vous "médiatisés", c'est-à-dire avec un garde chiourme, sont organisés mensuellement entre les deux frères placés et leur mère et leur frère aîné. Des rendez-vous hebdomadaires téléphoniques sont également organisés entre les enfants et leur mère et leur frère aîné. Sans se soucier des moyens et coûts de déplacement occasionnés par ces rendez-vous lointains. Mais voilà que le foyer d'accueil des deux enfants demande à la mère de prendre en charge de tel ou tel équipement sportif pour une activité qu'il a lui-même décidé car, disent les travailleurs sociaux, leurs structures n'ont pas les moyens ! Ils rechignent aussi à laisser les enfants appeler leur mère au téléphone trois soirs par semaine pour ne pas que cela coûte cher.

Questions et pistes de réflexion pour des économies à l'échelle locale et nationale : 

Combien coûte le temps passé des fonctionnaires du tribunal ou des employés du SAEMO chargés de s'acharner sur cette mère et ses enfants ? Combien coûtent les instances comme l'UDAF 54 qui gèrent mal les allocations de cette mère ? Combien coûtent les foyers d'accueil qui reçoivent ces enfants placés abusivement ? Quel est le coût de la dévastation de cette famille et de l'enfance brisée de ces deux enfants en comparaison des allocations familiales versées à cette mère ? On espère que tutelle et placement ne sont pas une création artificielle du SAEMO, de l'UDAF 54 et du TGI de Nancy pour se donner du travail et une raison de perdurer. Rendre les enfants à cette mère et cette mère à ses enfants coûterait moins cher immédiatement et en séquelles à soigner plus tard. On pourrait même augmenter les allocations familiales en transférant des parts de budget d'instances comme SAEMO ou UDAF.

arnaud delebarre

13 mai 2017

Tag(s) : #Justice, #Lunéville, #Nancy, #Pauvres, #Placement d'enfant, #REALISE, #SAEMO, #Société, #TGI, #UDAF

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