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Classement relatif de l'ESSTIN par rapport au nombre  d'écoles en 5 ans ayant répondu à l'enquête de L'Etudiant.  L'année indiquée est du millésime du palmarès de L'Etudiant,  sauf pour 2016 où c'est un traitement consultable ici.Des classements et leurs critiques

Lors de la publication du classement général 2016 des écoles établi fin 2015 avec les données collectées par L'Etudiant, un commentaire à l'article rappelait que ces classements souffrent de défauts comme l'aspect déclaratif des salaires d'embauche et du fait que vouloir monter au classement aurait des effets pervers quand des écoles renchérissent sur un critère (i.e. temps consacré aux stages en cours de scolarité) au détriment d'un autre (i.e. temps de cours). Par ailleurs, ce blog a déjà fait état des critiques de M. Beretz qui déclarait en 2014 : ces palmarès sont ineptes ! Inscrire dans les objectifs stratégiques celui de grimper dans les classements me paraît donc une erreur. Il est vrai qu'il est plus confortable de critiquer une compétition quand on y est bien classé comme c'est le cas de l'université que M. Beretz présidait à l'époque, pour le classement de Shanghaï. Quand L'Etudiant a cessé de publier ses classements des écoles d'ingénieurs en 3 ans et de celles en 5 ans pour le palmarès 2014, on entendait les critiques de telle ou telle école mécontente du résultat ou des groupements d'écoles râlant de ne pas être classés en tant que groupe. Studyrama reprenait le classement de L'Etudiant en mettant en garde avec un panneau de danger "Attention Classement" et l'incise "Nous vous invitons à lire ce classement avec prudence et a (sic) ne pas en faire un critère de choix". Les diplômés d'une école font parfois pression pour que leur ancien établissement réponde à tel classement (i.e. celui de l'Usine Nouvelle) plutôt que tel autre dont les critères ou le lectorat seraient plus pertinents. Voire ! Une école a besoin du choix des étudiants et de leurs familles pour draîner des candidats. Et L'Etudiant est assez lu par eux. Et si beaucoup, voire de plus en plus d'écoles participent à ce classement, ce n'est pas par masochisme. 

Le classement et ses indicateurs comme outil d'analyse des performances d'une école

L'enquête de L'Etudiant a non seulement une richesse de critères, mais les enquêteurs vérifient certaines des données déclarées par les écoles. Les critères interrogés sont assez constants d'une année sur l'autre même si le caractère classant ou non peut évoluer. On pressentait que cette fin d'année 2016 verrait L'Etudiant renouer avec le palmarès général des écoles d'ingénieurs et comme un malheur ne vient jamais seul (pour Studyrama !), L'Etudiant se paie même le luxe de renouer par un palmarès 2017 mêlant les écoles en 3 ans et celles en 5 ans. Les directions des écoles et leurs conseils auraient tort de négliger cet outil pour analyser la performance de leurs écoles. Par les indicateurs d'un tableau de bord qui évaluent les caractéristiques, forces et faiblesses, de l'école. Par la performance relative de leur établissement par rapport aux autres. 

Les actions et leurs effets sur le classement

A titre d'illustration, la figure(f) de ce billet indique la position de l'Ecole Supérieure des Sciences et Technologies de l'Ingénieur de Nancy (ESSTIN)* dans le classement des écoles en 5 ans effectué par L'Etudiant ou calculé d'après ses données. On voit une progression régulière jusqu'à la disparition du palmarès de L'Etudiant dans son édition "2014". La position** de l'ESSTIN parmi les écoles en 5 ans en 2016 calculée d'après les données rassemblées et partiellement contrôlées par L'Etudiant. Celle du palmarès 2017 a été recalculée ici en classant séparément les écoles en 5 ans de celles en 3 ans. De 2008 à 2013, cette école a développé et diversifié son recrutement, accentué des partenariats internationaux et avec les entreprises, et augmenté ses coopérations en contrats directs avec des entreprises. Les résultats en termes de classement s'en sont ressentis. La place en 2016 est stable par rapport à 2013. Pas d'explication sur la baisse brutale de 2017 qui peut être due à une meilleure performance d'écoles ayant dépassé l'ESSTIN (cf évolution des positions entre 2016 et 2017) Enfin, une bonne place dans le classement demande de soigner la mesure et la disponibilité des données, classantes ou non, pour répondre convenablement et en temps à L'Etudiant. C'est l'occasion pour une direction de constituer un tableau de bord de pilotage. Sans faire du classement un objectif stratégique à l'instar de M. Beretz***, reconnaître que des critères de classement sont pertinents et utiles et qu'il y a émulation entre écoles, peut être le début d'une amélioration des performances et de la place d'une école d'ingénieurs.

arnaud delebarre

30 décembre 2016

(f) : Classement relatif de l'ESSTIN par rapport au nombre d'écoles en 5 ans ayant répondu à l'enquête de L'Etudiant. L'année indiquée est du millésime du palmarès de L'Etudiant, sauf pour 2016 où c'est un traitement consultable ici.

* L'ESSTIN est ici choisie car l'auteur de cet article avait un certain nombre de données disponibles sur elle après l'avoir dirigé entre septembre 2008 et août 2013.

** Note spécifique pour la direction actuelle de l'ESSTIN : lorsque leurs performances sont égales, les écoles obtiennent une position ex aequo. Celles qui ont des performances inférieures ont alors une place qui tient compte du nombre d'écoles y compris des ex aequo mieux placées qu'elles. 

*** M. Beretz sait par ailleurs que la concurrence et que le classement et sa visibilité internationale constituent des challenges que lui-même admet quand il crée et préside la Ligue Européenne des Universités de Recherche qui comptait récemment seulement trois universités françaises.

Tag(s) : #Classement, #Ecole, #Ingénieurs, #ESSTIN, #L'Etudiant, #Nancy, #Shanghaï, #Studyrama

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