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Classement général 2016 des écoles d'ingénieurs établi avec les données de l'Etudiant

Le journal l'Etudiant proposait naguère deux classements des écoles d'ingénieurs : celui des écoles en 3 ans (après prépas) et celui des écoles en 5 ans (post-bac). Il publie depuis peu un palmarès évaluant divers paramètres que chacun classe. L'Etudiant évite de désigner les plus méritantes en invoquant la diversité des écoles et des voeux de parcours des étudiants intéressés par ces filières. Par ailleurs, les données des écoles en 3 ans et celles en 5 ans sont groupées dans les mêmes tableaux.

Ecoles en 5 ou 3 ans au coude à coude

Le présent article utilise les données des 164* écoles rassemblées par l'Etudiant pour établir un classement général basé sur trois critères retenus par l'Etudiant : excellence académique, ouverture internationale, et proximité avec les entreprises. Le classement général présenté ci-dessous montre ainsi que les parcours en 5 ans ont acquis une légitimité et une notoriété. La suprématie des écoles en 3 ans après préparation et concours s'estompe avec des écoles en 5 ans bien placées : INSA Lyon 8e devant Mines Saint-Etienne et Mines de Paris, suivie de près par l'UTC.

La fusion d'écoles peut améliorer le classement

Les mouvements au sein des écoles d'ingénieurs sont de deux ordres : regroupements par fusions ou par fédérations. Dans la première catégorie, une fusion comme celle de Supélec avec Centrale Paris semble apporter un gain de positionnement. CentraleSupelec dépasse des établissements traditionnellement plus cotés, ce qui méritera l'examen dans la durée et l'appréciation par les futurs admis**. De même, il sera intéressant de voir l'ENI Saint-Etienne (144/164) et Centrale Lyon (5/164) évoluer si leurs destins se nouent plus étroitement. Ou Telecom Lille et Mines de Douai.

Le groupement des écoles peut ne pas l'améliorer

Même si Grenoble INP est d'une extraordinaire modernité (sic), Grenoble INP n'apparaît pas dans le classement comme une seule école, mais ses écoles apparaissent une à une sous l'étiquette "Grenoble INP" en première mention et sont plutôt bien placées : 5 sur 6 sont plus haut que la médiane, seule l'ESISAR est après. Au contraire, les écoles de Lorraine INP apparaissent tantôt avec "Lorraine INP" en deuxième mention, tantôt sans : 4 d'entre elles (MINES, ENSIC, EEIGM, TELECOM) se placent avant la médiane; les 7 autres en dessous (y compris l'ENI de Metz qui intègre à marche forcée (sic) l'Université de Lorraine)***. L'étiquette "INP Toulouse" apparaît soit en première, soit en seconde mention, soit pas du tout. Leurs positions sont assez dispersées : de la 17e à la 163e position. Les groupements grèvent plus les ressources des écoles, plus qu'ils n'apportent en synergie ou image. Les écoles réputées ont plutôt tiré les marques INP vers le haut, plutôt que l'inverse. Et les regroupements qui visaient à booster les positions dans les classements ont fait long feu.

arnaud delebarre

20 décembre 2015

* 206 écoles sont dites habilitées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé en 2015. Voir aussi ** pour les "164" écoles.

** L'Etudiant a parfois évalué séparément plusieurs diplômes d'une future entité (e.g. CentraleSupelec et Sigma) ou plusieurs diplômes d'une même entité (e.g. Centrale Lille) ou encore le diplôme ingénieur d'entité mixte (e.g. ONIRIS).

*** On s'interroge parfois sur certaines réponses : l'ESSTIN aurait un nombre d'enseignants HDR "non significatif ou non communiqué". Soit une épidémie a décimé l'ESSTIN, soit le directeur a de nouveau démontré son aversion pour les chiffres de classement ! Mais avec 1 point de plus, légitime, en "excellence académique", cette école serait 80/164, c'est-à-dire, au-dessus de la médiane.

Le classement général est ici.

Tag(s) : #Classement, #Collegium, #CTI, #Ecole, #ESSTIN, #Ingénieurs, #INP, #L'Etudiant, #Lorraine

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