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Stages : des formations innocentes et des entreprises coupables

La loi sur les stages de juin 2014 calme peu les critiques. "Ici les stagiaires remplacent les permanents" relate une intervention de Génération Précaire pour libérer des stagiaires prisonniers en entreprise. "Stagiaires apprenez vos droits" fait la pub du guide de l'UNEF sur les droits des stagiaires qui prône "de s'assurer que le stagiaire ne remplisse pas un rôle indispensable aux activités économiques de l'entreprise" tout en veillant à une gratification de 523,26 €/mois.

Les entreprises coupables

Les entreprises sont visées par ces critiques qui reprochent le remplacement de permanents par des stagiaires ou le ratio jugé trop faible de stagiaires par permanent de l'entreprise d'accueil. Elles sont d'autant plus accusées que le stage recouvre des acceptions allant du job d'été au CDD, en passant par le stage prévu dans une formation (voir la mise à jour de l'article). D'autant qu'un stagiaire pourra apprécier qu'on lui confie une tâche "réelle" de l'entreprise contrairement à ce que voudrait l'UNEF.

Les formations innocentées

Génération Précaire et l'UNEF se taisent sur l'usage excessif de stages au programme des formations ou sur la négligence des formations dans la validation des stages et le contrôle de leur déroulement. Une formation peut ainsi toucher des droits de scolarité en minimisant ses frais d'encadrement ou d'enseignement. La Commission des Titres d'Ingénieur reconnaît au stage, l'apprentissage du milieu professionnel et la sociabilisation des étudiants; mais elle peut toutefois sermonner une formation si elle utilise de manière trop intensive les stages en lieu et place d'une formation "en école".

arnaud delebarre

22 mai 2015

Tag(s) : #CTI, #Education, #Entreprise, #Ingénieurs, #Stages, #Université

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