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Energie : un point de prospective sous l'angle Twitter

Twitter est un outil de veille autant qu'influant les décisions. Les orientations du domaine de l'énergie selon les technologies et les options environnementales, sont typiques de ces informations offertes et de prises de décisions à partir de ces informations.

Energies renouvelables plus crédibles contre charbon et nucléaire futurs vaincus

Ce billet propose un point de veille du domaine de l'énergie vue sous l'angle de Twitter avec deux points marquants ! Les renouvelables s'implantent économiquement et technologiquement plus rapidement que prévu; le charbon et le nucléaire sont critiqués et n'ont pas pensé leur avenir.

Renouvelables : technologies abordables et parts de marché en hausse

Le déploiement des énergies renouvelables est plus rapide qu'imaginé. Les coûts d'investissement et d'exploitation des dispositifs et unités de production, notamment en solaire ou en éolien, sont de plus en plus favorables. Le stockage de l'énergie voit aussi des technologies viables et abordables venir sur le marché (cf. Tesla). Les productions en énergies renouvelables de pays ou de régions de pays affichent des proportions inimaginables encore il y a peu. Y compris pour des pays au potentiel solaire ou éolien a priori peu favorable. Même le pétrole à faible coût ne semble pas contrarier la marche des énergies renouvelables. L'éclipse solaire et les arguments de défaut de fourniture des jours sans vent et sans soleil ont fait long feu. Le psychodrame du rapport ADEME sur le scénario d'une France à énergie renouvelable n'a même pas saturé les urgences d'arrêt cardiaque.

La décarbonation velléitaire : le charbon honni perd contre le gaz adulé

Dans le même temps, le désinvestissement hors des industries ou filières carbonées est de plus en plus réclamé, pour cause économique et pas seulement environnementale : les investisseurs, notamment de fonds de pension, sont incités aux activités décarbonées pour raisons de pertinence et de solidité de ces investissements. Ces orientations industrielles ou modifications de portefeuilles poussent des industriels à la caricature quand le charbon fait l'objet de toutes les critiques, pour mieux investir dans le gaz. L'impact du gaz naturel ou de schistes, pourtant peu différent en comparaison de celui du charbon, devient presque vertueux à entendre par exemple, les PDG des groupes TOTAL, Duke Energy et Engie, qui aiment confondre moindre carbonation avec décarbonation. Le stockage du CO2 semble susciter moins d'intérêt, même si quelques financements alimentent encore cette voie.

Coût du nucléaire en hausse et savoir faire en baisse

Le nucléaire comme filière énergétique devient une industrie plus difficile à promouvoir, même pour des corps des Mines français, car la réalité du coût de son électricité se fait jour en incluant notamment des exigences de sécurité et le traitement de ses déchets. De plus, le savoir faire censément acquis par les quelques pays nucléaristes est souvent démenti par des retards de construction, de mise en service et de connexion au réseau. Les supporters de cette énergie deviennent moins prolixes et leurs poulains sont en difficulté. La révolution des Small Modular Reactors (SMR) ne semble pas prendre d'ampleur. Le Rafale a attendu des décennies pour trouver des clients, et le nucléaire peut ne pas avoir perdu la bataille, même si les renouvelables et les smart grids sont une réelle menace pour lui. Même l'Iran a fini de feindre que le nucléaire était pour lui une filière viable de production d'énergie, pour avouer qu'il voulait en fait une arme.

2°C ou à 3°C de hausse ?

Dans le même temps, les retards des décisions font craindre que l'objectif de hausse de température ne devienne 3°C et non 2°C en 2050. Le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montre combien il ne faut pas utiliser nos réserves carbonées pour éviter la surchauffe. Par ailleurs, les climatosceptiques, notamment aux USA, sont de plus en plus incités par des attributions sélectives de crédits, à plus de pragmatisme, à défaut d'adhésion aux conclusions du GIEC (IPCC).

arnaud delebarre

28 mai 2015

Tag(s) : #CO2, #Diversité, #Electricité, #Empreinte Sociétale, #Energie, #GIEC, #Nucléaire, #Prospective, #Responsabilité

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