Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'international comme école contre le racisme

La Ministre Taubira vient d'être apostrophée par une idiote et les stades sont parfois enclins aux salutations simiesques envers certains joueurs. Je ne veux pas ici analyser ce qu'est le racisme et ses origines ou causes, mais simplement témoigner d'une conséquence inattendue et heureuse de l'ouverture à l'international de campus français.

Les écoles s'ouvrent à l'international

Les grandes écoles françaises ouvrent toujours plus leurs recrutements aux étudiants venant du monde entier, voire même également aux professeurs de toute provenance. Les objectifs exprimés par la voix de la Conférence des Grandes Ecoles sont essentiellement de profiter de la bonne image de la France, la bonne réputation de ses formations, pour vendre des formations aux étudiants étrangers. Ceux-ci s'inscrivent à des formations dédiées ou partagent des formations avec les étudiants autochtones. Des écoles d'ingénieurs ont par exemple créé des Masters dédiés qui attirent des étudiants étrangers, parfois avec un succès important.

Conséquence de la diversité en campus d'école d'ingénieurs

Je ne discuterai pas ici des bienfaits pour la formation, de la proximité et mixité de ces formations. Je veux rapporter les bénéfices de convivialité obtenus par l'ouverture du campus d'une jeune école d'ingénieurs. J'ai en effet travaillé sur un campus où les enseignants et les étudiants étaient, à la création, issus du système français et de France. Ce campus s'est mis à accueillir de plus en plus d'étudiants de toute nationalité avec la création de Masters internationaux. Ces cohortes d'étudiants de tous horizons étaient parfois complétées par des enseignants de toute nation. Le résultat, que j'ai pu constater, un peu intuitif mais relativement perceptible, a été la familiarisation progressive des étudiants, des personnels administratifs et des enseignants autochtones, à vivre la variété des races, des langues et des coutumes. L'expérience de ces recrutements se prolongeant, on est ensuite insensiblement passé de l'accoutumance à l'empathie et à la curiosité des locaux pour ces individus et ces civilisations. Bien sûr, les étudiants étrangers avaient tendance à se regrouper pour mieux supporter l'arrachement et la nostalgie. Mais la mixité des groupes d'amis et des fréquentations a tout de même réussi à poindre. Du côté des personnels, le niveau de considération pour ces étudiants étrangers, inscrits et résidents puis diplômés, a petit à petit rejoint celui pour les élèves ingénieurs autochtones. Par ailleurs, la remise du diplôme d'ingénieur qui était initialement disjointe de la remise du diplôme de Master International, a fini par être partagée lors de la même cérémonie. Je veux insister ici sur le fait que l'accueil d'étrangers complète judicieusement, mais d'une manière différente, l'obligation très courante en école d'ingénieurs, de réaliser, pour chaque élève, une fraction de sa scolarité à l'étranger.

L'international comme arme contre le racisme

L'éducation en école d'ingénieurs, outre de fournir des esprits utiles au monde économique, par l'ouverture à l'international, forme aussi des individus éclairés pour la société. Une conséquence de l'accueil d'étudiants internationaux sur les campus est de se faire côtoyer des individus (étudiants et personnels) qui se connaissent peu et de leur donner l'occasion d'apprécier la diversité humaine.

Tag(s) : #Education, #Ingénieurs, #Racisme, #International, #Diversité

Partager cet article

Repost 0